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Aide à domicile sur Bordeaux pour les personnes agées en perte d'autonomie

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Avec l’avancée en âge, la perception de l’argent et de ce que cela représente évolue. Dans la psychologie de la personne âgée, les principales sources d’angoisse liées à l’argent s’articulent autour de différents axes :

-          La peur de perdre ce qu’elles ont,

-          La peur de manquer.

 

La peur de perdre, d’être dépossédé :

Les personnes âgées sont des proies aisées pour les individus mal attentionnés. La médiatisation fréquente des abus de faiblesse vis-à-vis de ce public fragile et vulnérable, que ce soient par des membres de leur entourage ou pas, les rendent souvent méfiantes.

Cette crainte les amène ainsi souvent à dissimuler leur argent dans des endroits dont elles ne se souviennent pas toujours. Avec l’apparition de troubles de la mémoire ou de pathologies liées à l’âge, elles transforment souvent de l’argent caché en argent volé, ne se souvenant pas des endroits ou celui-ci a été dissimulé. Elles croient alors avoir subi un préjudice et sont amenées à désigner des coupables imaginaires : famille, femmes de ménage, aides à domiciles……etc. Le plus complexe pour l’entourage est alors de remettre la personne âgée dans la réalité, sans bien évidemment avoir préalablement vérifier si elle n’est victime d’un véritable abus de faiblesse…

La peur de manquer :

Nos ainés ont souvent connues des périodes de guerre et donc de restrictions. Ces moments-là restent imprimés dans leur subconscient et ressurgissent fréquemment. Cela se caractérise le plus souvent sous deux formes :

-          Le phénomène d’accumulation ou d’amoncellement : le plus visible reste souvent l’accumulation de nourriture. Ainsi, il n’est pas rare de constater chez certaines personnes âgées des stocks de nourriture non consommés et même périmés. Ensuite, moins visible, est l’accumulation d’argent, l’argument avancé étant celui de : « c’est pour quand je serai vieux ». En effet, rares sont les personnes qui se voient vieillir, et qui ont conscience de l’avènement de la vieillesse. L’accumulation leur permet ainsi de se projeter opérant ainsi une forme de déni quant à leur état réel.

-          Une ruine inventée : les exemples les plus parlants et les plus révélateurs de ce phénomène prennent leur origine dans deux évènements : le passage des anciens au nouveau franc et le passage à l’euro, qui, chez certaines personnes ont provoqué un sentiment de fonte soudaine et imaginaire de leurs avoirs bancaires.

Cependant, le réel manque d’argent existe bel et bien, et doit être appréhendé, car pouvant être source d’angoisse voir davantage (risque de tentative de suicide).  Il l’est d’autant mieux accepté chez les personnes qui ont perçues des revenus modestes toute leur vie, car plus la situation est ancienne, mieux elle peut être vécue.

A l’opposé de ces situations décrites ci-dessus, certaines personnes âgées peuvent avoir des comportements mettant en avant le pouvoir que procure l’argent et la jouissance qui peut en découler. L’argent devient alors un moyen de rompre une solitude affective que certaines personnes âgées veulent attribuer à l’avènement de la vieillesse. En somme, elles y voient un moyen de se faire aimer. L’entourage protecteur de la personne concernée doit alors identifier le caractère maitrisé de ces comportements. La personne âgée a-t-elle toute sa lucidité ? N’est-elle pas victime d’un abus de faiblesse ? Si c’est le cas, ne pas hésiter à solliciter des professionnels afin de mettre en place les mesures de protection juridiques adéquats, le plus dur étant de le faire accepter à la personne concernée.

Nous voyons donc bien que la perception de l’argent chez les personnes âgées est un sujet complexe et reste un facteur essentiel à prendre en compte lorsqu’il s’agit notamment d’appréhender des situations liées à la perte d’autonomie. Avec la vieillesse et ses conséquences (isolement, solitude, déconnexion avec la société), certains de nos aînés (quelques soient leurs moyens matériels) ont tendance à remettre l’argent au centre de leur préoccupation, avec les conséquences décrites ci-dessus.